Points de vue

Publié par JJM

La confiscation démocratique de l'intercommunalités

Les désignations à huis-clos des présidents des intercommunalités ont consacré les mécanismes de confiscation de la démocratie locale par les élus à un point jamais atteint, estime Fabien Desage, maître de conférence en sciences politiques à l’Université de Lille.

“Ces « consensus communautaires » ne sont pas le résultat d’accords sur les objectifs de l’action publique ou de la volonté de dépasser les « logiques politiciennes »[…]. Ils traduisent l’autonomisation croissante des logiques d’action des représentations par rapport à l’élection. Au sein des intercommunalités, les élus municipaux à peine élu.es scellent ainsi des « pactes de non-agression » avec leurs adversaires d’hier, qui n’ont pour seule fin que de préserver leur pré-carré communaux et de leur permettre de négocier la répartition des ressources intercommunales à l’abri des regards.” rappelle Fabien Desage dans un  nouvel article publié par notre confrère Médiacités.

La fiscalité est aujourd’hui une arme de destruction massive du produire en France.

Le déficit du commerce extérieur continue inexorablement à se dégrader.

 

La France est aujourd'hui l'un des pays les moins industrialisés d'Europe. Il n’y a pas dans le monde de grands pays sans une industrie forte.

Le secteur industriel de la France ne représente, ainsi, que 11% de son activité économique, contre 15% en Italie ou 25% en Allemagne. En réalité, la France se place même en queue du peloton européen, puisque seuls Chypre, la Grèce et Malte font pire en matière de production industrielle.

Mais comme le rappel un article de Médiapart, cette situation est loin d’être due au hasard. La journaliste Martine Orange explique ainsi comment l’impuissance de l’État en matière de stratégie industrielle a été préparée depuis plus de trente ans. 

Ainsi depuis 2007, la production industrielle a cru de 27% en Allemagne, elle a baissé de 3% en France.

Plus de 50% de la fiscalité de production repose sur 2000 ETI industrielles., avec un paradoxe qui est que selon France Stratégie, la France dépense un point de PIB de plus que les autres pays européens pour soutenir ses entreprises, mais c’est une manière de compenser une fiscalité elle aussi supérieure à la moyenne européenne

Nos voisins ont fait le choix de supprimer un à un les impôts pesant sur les facteurs de production et de faire financer leur modèle social et de solidarité par toute la collectivité, en augmentant la TVA. Pas la France.

La fiscalité est aujourd’hui une arme de destruction massive du produire en France. 600 usines et 27000 établissements industriels ont disparu pendant la dernière crise.

JJM

Emmanuel Macron est un ordo-libéral!

Emmanuel Macron est un ordo-libéral! Il est pour une économie social de marché, qui concilie à la fois l’économie de marché et le souci de la justice sociale. 
Pour un ordo-libéral l’une des 1er injustices, après l’éducation, c’est le chômage. L’objectif est donc d’avoir un haut taux d’emplois, et cela nécessite de mettre en place une politique économique favorable à la prise d’initiatives privées et à la création d’entreprises. La politique d’Emmanuel Macron peut paraître incompréhensible pour certains mais elle obéit à cette logique de création d’entreprises et de richesses et de permettre à la France de participer à la 4em révolution industrielle qui est une chance, et de pouvoir ainsi rééquilibrer les données macro-économiques et répondre aux besoins sociaux. Emmanuel Macron mérite notre soutien!

 JJM

A lire sur Challenges : Pourquoi Emmanuel Macron n'est ni monarque, ni libéral pur jus

Une victoire… qui en appelle une autre et qui demande travail, détermination et humilité.

En ce jour de 14 Mai, E. Macron devient officiellement le président de tous les Français.

La victoire d’Emmanuel Macron n’est que la première étape d’un projet qui doit permettre la réconciliation de la France avec ses valeurs et une société humaniste, dans un juste équilibre social économique. Cette victoire doit permettre de redonner espoir à un pays divisé et qui doute de son avenir.

Pour cela nous devons le 18 juin donner une majorité au président de la République à l'assemblée nationale, si nous ne voulons pas vivre une période d’incertitude à risque pour notre pays. C'est donc sans état d'âme que les Centristes libéraux, démocrates, Européens et défenseurs d'une économie sociale de marché, devrons voter pour les candidats LREM.

Même si je comprends, mes amis politiques dont beaucoup ont voté pour Emmanuel Macron, sur le manque de place qui est fait aux centristes, en dehors du MODEM, qui était dans un accord de parti. Ceux qui comme moi* se sont engagés très tôt, et qui ont le sentiment que le mouvement EM est marqué par des comportements partisans. Ceux qui pensent que les derniers évènements avec François Bayrou ressemblent fort à un chantage, remettant en avant des pratiques politiciennes qu’on prétend vouloir dépasser.

Je dis à ceux-là, que l’avenir de la France est en jeu, et que notre pays mérite mieux que mesquineries et calculs.

Il sera largement temps après les élections législatives de faire un point et de voir comment offrir à notre famille de pensée une place dans le nouveau paysage politique.

Et de rappeler que « la dure bataille de la vie, ce ne sont pas toujours les plus forts, ni les plus rapides qui les gagnent, mais l’homme qui tot ou tard remporte la victoire est celui qui pense qu’il en est capable. »**

JJM

 

*Je n’étais pas candidat à la candidature pour les législatives.

**Penser de Walter D Wintle

Brexit or not Brexit l'Europe était morte... vive la nouvelle Europe et ses citoyens!

25 Juin 2016

Même si le vote peut sembler populiste, dans une démocratie le peuple a toujours raison et la Grande Bretagne a toujours était une grande démocratie et bien avant la France.

Ce n’est pas l'électeur qui se trompe, mais les élites et les politiques qui n'ont pas convaincu le citoyen Britannique que l'Europe était une chance.

Les "remain" ont plus fait une campagne pour expliquer les risques d'une sortie, qu'une campagne expliquant les bénéfices pour la Grande Bretagne d'y rester.

Mais pas facile dans une Europe en panne de projet politique, et depuis longtemps entre les mains d'une technocratie, décidant ce qui est bon pour les citoyens et sans réel contrôle démocratique, de convaincre.

S'il était nécessaire, cette élection confirme la rupture entre le peuple et les élites, qui n’ont plus les mêmes valeurs ni les mêmes priorités, et cela ne touche pas que la France.

Pour le peuple, le danger vient du terrorisme et de l'émigration, pour les élites, c'est le fascisme et d'extrême droite. Pour le peuple l'objectif principal c’est la sécurité individuelle, sociale et économique pour les élites c’est le progrès et les droit de l'homme. Enfin le peuple souhaite un gouvernement d'intérêt général et d’unité, alors que les élites sont attachées aux partis qui garantissent la sauvegarde de leurs intérêts.

Ainsi notre système politique est refermé sur lui-même, il est donc nécessaire et urgent qu'il y ait un renouvellement de la classe politique. Sachant que ce n’est pas uniquement un problème de génération et d'âge, mais avant tout un changement de pratique.

En France, nous pouvons que constater l'échec de la famille démocrate et social qui est divisée et orpheline et donc inaudible. Nous nous retrouvons donc face à une "offre" politique qui se fait par les extrêmes, gauche radicale, extrême droite, et une primaire de la "droite et de la droite", tendance ultra libérale.

Il nous appartient donc de reconstruire une alternative politique démocrate, sociale et Européenne dans une économie de marché, mais pas sans la protection des intérêts économiques de l'Europe.

Oui, nous pouvons être inquiet, mais nous devons aussi reste optimiste pour l’Europe, car Brexit or not Brexit l'Europe était morte...

""La dure bataille de la vie ce ne sont pas toujours les plus forts, ni les plus rapides qui la gagnent, mais l’homme qui tôt ou tard remporte la victoire est celui qui pense qu’il en est capable."

Alors vive la nouvelle Europe et ses citoyens!

Démocrate de tous bords unissons-nous!

4 Octobre 2015

Personne de ne peut se réjouir de la situation politique que nous traversons. Car s’en réjouir, ce n’est pas simplement vouloir l’échec du gouvernement, mais c’est aussi vouloir l’échec du redressement de notre pays.

Nous traversons une crise économique sans précédent depuis 1929, qui se conjugue aujourd’hui avec une crise politique, et qui vient s’ajouter à une crise de confiance de nos concitoyens à l’égard de la classe politique et des « élites ».

A ne rien faire, si ce n’est gérer la situation, notre pays s’enfonce et les Français avec, tout doucement dans un premier temps, puis avec une accélération ses dernières années, Notre classe dirigeante n’a pas su permettre à la France d’entrer dans le monde du 21em siècle.

Le constat, et je le pense depuis longtemps, c’est que les "Républicains" et le PS sont en décomposition politique avec un émiettement par sa gauche pour l 'un et par sa droite pour l'autre. Il existe une telle divergence politique, économique, sociale, sociétale et européenne à l’intérieure même de ces partis, qu’une fois au pouvoir, ils sont incapables de trouver une majorité. Nous sommes donc dans une politique du compromis, politique du plus petit commun dénominateur, au lieu d’être dans une politique du consensus.

Alors que nous ne parlons que de justice, d’égalité et de fraternité, force est de constater, que notre société est de plus en plus injuste, inégalitaire et que le savoir vivre ensemble est en danger. Notre pays n’a pas besoin simplement de reformes, mais a besoin de se transformer.

Nous devons sortir d’une économie de rentes et qui touche toutes les classes sociales de notre société, pour passer à une économie de liberté et d’équité. Nous devons sortir d’une société d’élite pour passer à une société de l’excellence, ou l’individu retrouve une place et ou la « réussite » repose sur sa capacité à prendre des initiatives et des risques et pas sur son appartenance sociale, son parcours scolaire ou son diplôme. Nous devons redéfinir notre modèle sociale, qui doit fonctionner comme un amortisseur des aléas de la vie avec des droits, mais aussi avec des devoirs.

Même si les institutions de la V République sont solides et permettent à notre pays d’être gouverné, comment peut-on imaginer réaliser les transformations dans la situation politique ou nous nous trouvons, alors qu’un Français sur deux ne vote plus, et 30% de ceux qui votent, votent FN.

Entre une droite ultralibérale ou conservatrice et une gauche radicale ou collectiviste, il existe un espace politique pour un mouvement Démocrate, Social, Européen et Écologique, regroupant l’ensemble des forces républicaines, démocrates chrétiennes, sociales démocrates et écologistes progressiste, croyant à une économie de marché et de l’offre, dans un monde ouvert et permettant de mettre en œuvre les réformes nécessaires à la transformation de notre société.

Enfin au delà des appareils politiques, il sera nécessaire de redonner de la confiance par l'équité des réformes et l'exemplarité des comportements.

« La dure bataille de la vie, ce ne sont pas toujours les plus forts, ni les plus rapide qui la gagnent, mais l’Homme qui tôt ou tard remporte la victoire est celui qui pense qu’il en est capable »(1)... et nous en sommes capables.

JJM

(1): Walter D. Wintle

TAFTA, un mauvais accord?

6 Juillet 2014

Bien que la négociation sur le libre-échange entre les Européens et les Etats-Unis se fait dans une certaine opacité, les premières indiscrétions dont nous disposons, nous permettent de prendre position.

Nous pouvons regretter cette opacité, l’Europe est le plus grand espace démocratique au monde et doit le rester.

Cependant, pour être tout à fait objectif, les négociateurs européens, le font dans un cadre bien précis. Qui leur a été fixé par les chefs d’état et de gouvernement européens. Par conséquent cette opacité est aussi leur volonté.

Enfin, le traiter ne sera ratifié, qu’après validation par le parlement européens et le parlement des 28 états qui composent l’Europe, et en des termes identiques.

C'est une chose que de faire converger les réglementations, pour accroître le commerce et les investissements de part et d'autre de l'Atlantique, c'en est une autre que de laisser les USA piétiner les intérêts européens. C'est pourquoi, bien que politiquement favorable à la liberté des échanges, je suis en l’état, contre l’accord transatlantique de libre-échange actuellement négocié par les Etats-Unis et les européens.

À cela, sept raisons principales :

  1. Je m’oppose à l'arbitrage privé des litiges entre Etats et entreprises. C’est rigoureusement contraire à l'idée que je me fais de la souveraineté des Etats

  2. Je m’oppose à toute remise en cause du système européen des appellations d'origine. Une telle réforme tuerait nombre de productions locales européennes dont la valeur repose sur leur- origine certifiée.

  3. Je m’oppose à la signature d'un accord avec une puissance qui espionne massivement les entreprises et les citoyens européens. Aussi longtemps que l'accord ne protège pas les données personnelles des citoyens européens il ne saurait être signé.

  4. Je m’oppose à la mise en place d’un espace financier sans règles communes et qui maintiendrait les discriminations. Les USA proposent un espace financier commun transatlantique, mais ils refusent catégoriquement une régulation commune de la finance, de même qu'ils refusent d'abolir les discriminations systématiques faites par les places financières américaines à l'encontre des services financiers européens.

  5. Je m’oppose à la signature d'un accord s'il n'inclut pas la fin du dumping monétaire américain. La Réserve fédérale pratique sans cesse le dumping monétaire, en agissant sur la quantité de dollars disponible pour favoriser les exportations des Etats-Unis.

  6. Je m’oppose à la remise en cause de la protection sanitaire européenne. Les Etats-Unis doivent comprendre que nous nous ne voulons pas dans nos assiettes ni des animaux traités aux hormones de croissance, ni de produits issus d'OGM, ni de la décontamination chimique des viandes, ni de semences génétiquement modifiées, ni d'antibiotiques non thérapeutiques dans l'alimentation animale.

  7. Au-delà du seul secteur audiovisuel, nous voulons que toute l'exception culturelle soit défendue. Notamment, il est inacceptable de laisser les services numériques naissants d'Europe se faire balayer par les géants américains tels que Google, Amazon. Géants, maîtres absolus en optimisation fiscale, qui font de l'Europe une «colonie numérique».

JJM

Nous avons à reconstruire l’UDI et le centre sur Poitiers.

le 4 Mai 2014

(Ce texte n’engage que moi)

Le 30 avril nous avons lancé officiellement les élections européennes à Poitiers par la présentation de la candidate de la Vienne, Isabelle Chédaneau N°6 sur la liste « Les Européens » alliance entre l’UDI et le MODEM.

Lors de ma présence sur le terrain j’ai été interpelé sur le fait qu’Isabelle, membre de l’UDI, était présente sur la liste municipale « notre parti c’est Poitiers », alors que moi-même j’ai été élu au conseil municipal sur la liste UMP-UDI de Jacqueline Daigre. Je comprends cette interpellation, voir incompréhension et je souhaite donc apporter quelques éclaircissements.

L’élection municipale a été une épreuve pour l’UDI à Poitiers, avec d’un côté ceux comme moi qui ont décidé de respecter la décision de nos instances nationales de donner l’investiture à UMP, et donc de rester loyal à l’UDI, et de l’autre ceux qui ont décidé de créer leur propre liste en n’acceptant pas la décision. Nous connaissons tous le résultat et le constat est sans appel, la division est source d’échecs, avec pour les centristes à Poitiers tout à reconstruire.

Seule l’union permettra au centre de se renforcer et à ses valeurs et idées de progresser. Comment penser faire l’union sans commencer à unir sa propre famille. Il appartenait donc aux élus UDI au conseil municipal de Poitiers d’être les instigateurs de cette union.

L’élection européennes et la désignation du candidat représentant la Vienne en a été l’occasion. Nous avons considéré le fait que le MODEM propose Isabelle Chédaneau, comme une volonté de travailler avec l’UDI.

Cependant cette union ne peut se faire à n’importe quel prix, cela fut le cas avec l’UMP, cela doit être le cas avec nos collègues qui ont fait un choix différent, mais aussi avec le MODEM.

Concernant le retour à l’UDI de ces membres, cela nécessite des éclaircissements et un engagement, comme le fait d’adhérer à un parti suppose le respect de règles et notamment d’investitures. Ce fut le cas Isabelle. Il conviendra de faire de même avec les autres membres. Cependant il sera aussi nécessaire de différencier, ceux qui sont les instigateurs de la désunion, de ceux qui n’ont fait que suivre. Il appartient aux premiers d’assumer leurs responsabilités et d'en tirer les conclusions.

Concernant nos amis du MODEM, je n’ai pas de doute sur le fait que nous partagions majoritairement les mêmes valeurs, la république, la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, l’humanisme… cependant il reste pour moi des points à éclaircir, comme le positionnement politique, les objectifs et surtout sur la méthode pour les atteindre.

L’union est nécessaire si nous voulons faire progresser nos idées. Mais cela doit se faire sur des bases saines et claires, aussi bien pour organiser le centre que pour les alliances au moment des élections, dans le respect de nos valeurs et de chacun.

JJM

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